À propos de moi...

À propos de moi...

.Mon nom est Julie Perro.

Aujourd’hui, je suis heureuse entourée de mon amoureux et de mes trois beaux garçons… mais commençons par le début.

À l’âge de 8 ans, j’ai participé à un camp d’été qui avait pour but de mettre en place des façons d’apprendre autrement, dans la nature et dans le respect de chaque enfant.

À notre retour du camp, mon frère et moi étions tellement heureux et épanouis, que nos parents, tous deux professeurs, décidèrent de s’impliquer dans l’aventure de la création d’un écovillage: la Cité Écologique de Ham-Nord. Nous avons donc quitté Montréal afin de déménager en pleine nature dans la région des Bois-Francs, au Québec. Nous n’étions pas seuls. Une dizaine d’autres familles se sont jointes au responsable du camp d’été afin d’imaginer et de réaliser un projet éducatif qui s’inspirerait de la nature. Un endroit où les enfants auraient la chance de croître en harmonie avec leur environnement.

J’étais heureuse dans ce petit coin de paradis. J’avais des parents aimants, un grand frère, de bons amis ainsi que toute une collectivité qui souhaitaient mon bonheur. La belle vie quoi!

Quelques années plus tard, nous étions au début décembre, mon père entra à la maison, visiblement bouleversé. Il ne voulait pas me dire ce qui se passait. Je ne comprenais pas son attitude et cela me troublait, car à 12 ans je me croyais capable de comprendre bien des choses, je me trouvais « mature » ! Je commençais même à emprunter les vêtements de ma mère.

Après ce qui m’a semblé être une éternité, j’ai fini par apprendre ce qui avait enlevé la parole à mon père, normalement si volubile et joyeux.

Ma mère avait eu un accident de voiture. Elle était morte sur le coup.

Une tragédie venait de cogner à ma porte. Sans même me laisser le temps, sauvagement et sans pitié, elle s’est précipitée sur moi me jetant par terre avec une violence extrême.

À 12 ans, je n’avais jamais pensé à la mort, encore moins à celle de ma propre mère. Je l’avais vu quelques heures plus tôt. Ça ne pouvait pas être vrai. On ne peut pas enlever une maman à sa fille de 12 ans! J’avais encore tellement besoin d’elle. Je n’avais même pas encore eu mes menstruations.

Qui allait me montrer le chemin afin de devenir une femme?

Qui allait me chanter ma chanson préférée?

Qui allait venir m’embrasser avant d’aller dormir?

J’ai vite compris que pour survivre, je devais faire taire cette souffrance. Car j’avais remarqué que les quelques secondes où je n’y pensais plus, c’était moins douloureux. Ma solution de petite fille fut donc d’enfermer toutes les émotions liées à la perte de ma mère dans mon coffre-fort intérieur et de jeter la clé très, très loin. J’ai donc réussi à me faire croire à moi-même et aux autres que tout allait quand même bien et que j’étais forte. De toute façon, la vie devait continuer…

Cependant, quand je regardais un film et qu’une petite fille était triste, je sentais rapidement une brèche faire son chemin dans mon épaisse carapace. J’étais certaine d’une chose, je ne devais pas permettre à cette douleur d’exister. Elle n’avait pas le droit de me faire si mal. Je n’allais pas me laisser faire… J’avais bien appris, je devais très rapidement colmater la brèche et refouler ces émotions avant qu’elles ne prennent toute la place et me laissent en lambeau.

J’ai vécu ce va-et-vient émotionnel durant plusieurs années pensant naïvement que le temps allait arranger les choses.

Des années plus tard, j’ai regardé un documentaire sur les traumatismes. Une femme de 88 ans pleurait à chaudes larmes en se remémorant la mort de son jeune mari quand elle avait à peine 20 ans. Sa douleur était aussi vive qu’à l’époque. Ce fut comme un coup de fouet pour moi. NON, je n’allais pas traîner comme un boulet cette immense souffrance jusqu’à la fin de mes jours. Il y avait certainement quelque chose à faire afin de laisser partir toute cette charge émotive. Je souhaitais pouvoir penser à ma mère librement. En me souvenant principalement des beaux moments passés ensemble.

Si j’avais eu une plaie ouverte, je m’en serais vite occupé, sinon la blessure se serait infectée et la douleur aurait empiré. C’est certain que je n’aurais pas essayé de faire croire aux autres que tout allait bien.

J’ai réalisé que c’est la même chose pour les blessures de l’âme. Même si elles sont invisibles, il faut s’en occuper, sinon elles prennent toute la place et nous pourrissent la vie. J’étais donc prête, 22 ans plus tard, à mettre un peu de douceur et de lumière sur cette blessure que j’avais si longtemps essayé de cacher.

L’hypnose m’intéressait depuis quelque temps, mais je trouvais le langage compliqué et très mystérieux. J’avoue que j’étais aussi un peu effrayé par toutes ces techniques.

De fil en aiguille, j’ai fait la connaissance de Catherine Dupuis, une coach en hypnose et une femme extraordinaire. Elle avait étudié dans plusieurs écoles d’hypnose tout en se formant à d’autres méthodes alternatives. Elle possédait aussi un parcours universitaire dans 3 domaines. Quand je l’ai vu à l’œuvre, je suis tombée en amour avec sa façon simple et efficace de partager sa passion. Elle avait justement une école qui offrait un cours de base de 4 jours dans lequel la technique du deuil était enseignée. BINGO! J’allais pouvoir commencer mon processus de deuil et en même temps rester en contrôle, car j’allais découvrir les dessous de cette science.

Ce fut donc le début d’une aventure éprouvante, bien entendu, mais ô combien merveilleuse et révélatrice de mon pouvoir intérieur !

Avec les années, j’ai pu non seulement atténuer ce serrement au cœur, mais aussi comprendre pourquoi ce grand défi était arrivé dans ma vie. L’hypnose a été pour moi la porte d’entrée d’un processus extraordinaire de découvertes et de libération intérieures.

En 2014, avec tous les moments intenses et bénéfiques que j’avais vécu, j’ai compris que je voulais accompagner d’autres personnes à travers leur propre voyage intérieur.

En 2016, ayant acquis de solides bases en hypnose holistique, je reçois mon premier diplôme. (750 heures)

En 2018, je complète un autre diplôme en hypnose de régression spirituelle (95 heures) avec l’Institut international d’hypnose spirituelle afin de pouvoir offrir ce service à ceux qui en sentent le besoin.

J’ai ensuite découvert que cette même école offrait une nouvelle branche au Québec qui mariait l’hypnose avec les dernières découvertes scientifiques et incluait un  aspect spirituel non dogmatique: l’hypnose évolutive.

En 2019, j’ai donc terminé le niveau praticien en hypnose évolutive. (60 heures)

Ma passion continue de grandir année après année en constatant les effets étonnants de l’hypnose combinés avec un désir d’avancer et de se responsabiliser face à nos défis personnels. Jamais je n’arrêterai de me former et d’approfondir mes connaissances dans ce domaine.

Je souhaite maintenant avoir la chance de vous offrir l’opportunité d’entrer en vous-même, avec bienveillance, tout en douceur.

Au plaisir de vous rencontrer et de co-créer avec vous une nouvelle réalité qui vous correspondra parfaitement.

Julie Perro